mercredi 28 novembre 2007

Kanye West vs 50 Cent, match nul!!


Après le concert de Kanye West au Zénith de Paris le 17/11 dernier, c'était au tour de 50 Cent d'être au Palais Omnisports de Paris Bercy hier soir. Présente aux deux concerts, j'attendais celui d'hier afin de comparer les shows des deux rappeurs qui sont en guerre depuis le mois de septembre. Pourquoi? Car les deux artistes, après des reports pour les deux, ont sorti leurs albums respectifs le même jour (apparemment à la demande de Kanye West...). A ce moment le rappeur de New York déclare qu'il se retirerait du devant de la scène si Kanye West vendait plus d'albums que lui!! Ouhhhhh!! Ca craint!! :-). En tous cas, cette déclaration audacieuse aura eu le mérite de retenir l'attention des Hip-Hoppers de la planète et leur aura permis de faire la couverture du célèbre magazine Rolling Stones! Chose qui à notre échelle nationale me paraît peu probable : imaginez à l'époque IAM et NTM faisant la couverture des Inrockuptibles... Réalité ou coup Marketing (les deux sont chez Universal), le fait est que les ventes des deux opus sont suivies de près lors de leur première semaine dans les bacs. A l'issue de cette période, le rappeur de Chicago est devant 50 Cent avec 957 000 albums écoulés contre 691 000... La maison de retraite t'attend 50!
Kanye : 1, 50 Cent : 0. Je ne sais pas où en sont actuellement les ventes mais il semblerait que Chicago soit toujours devant.
Au départ plus attirée par l'univers musical de Kanye West que part celui de 50 Cent (même si j'apprécies les tubes de ce dernier, à un moment on a une préférence), j'ai établi une série de critères afin de comparer les deux shows : 
- la salle : Kanye West (Bercy c'est trop grand à mon goût).
- le son : 50 Cent. Kanye a eu deux entrées en scène sans son dans le micro et la visite de notre ami larsen à plusieurs reprises. 
- le décor : Kanye West : ambiance galaxie polaire avec des icebergs et un écran projetant des images peu pertinentes, le band (musiciens et choristes) en hauteur, pas mis en valeur à cause des lumières provenant des côtés bas de la scène et non du dessus. 50 Cent : pas vraiment de décor, hormis un écran en arrière plan et deux écrans sur les côtés sur lesquels étaient projetés des clips, des images bien bling-bling, la scène. Rien que pour les écrans : 50 Cent.
- la lumière : c'est ce qui a valu l'avantage pour 50 Cent au critère précédent. Effet Daft Punk +néons pour Kanye, mais franchement pas clair. Rien de spécial pour 50 Cent mais simple et visible : 50 Cent.
- les musiciens : je suis incapable de vous donner la formation exacte de Kanye car je ne voyais rien mais il avait des musiciens de qualité et ce pendant tout son concert. 50 avait un band réduit : clavier/basse/batterie apparaissant sur 50% du show. On notera quand même l'effort mais  : Kanye West.
- les effets : beaucoup de fumée pour Kanye West = brouillard. Des lance flammes et un podium qui d'élève pour le second, donc : 50 Cent.
- les guests : Kanye West : Common. 50 Cent : Toni Yayo et Lloyd Banks. Donc : Kanye West.
- capital sympathie : Kanye a enchaîné les titres, sans sourire, sans rien dire au public à part : "It's the good life in Paris", génial, merci. Il a des circonstances atténuantes mais "the show must go on"... 50 Cent a peu parlé mais était souriant, collectait et mettait les casquettes envoyées par le public, s'est arrêté 2 min sur un CD lancé par un fan... Bref : 50 Cent
- première partie : je suis arrivée après celle de 50 Cent. Apparemment Rohff était présent grâce à une autorisation de sortie de prison exceptionnelle... De toutes façons Kanye West avait gagné d'avance car Common assurait sa première partie et a été très bon (il faut qu'il revienne seul)... Vainqueur : Kanye West.
- durée du show : égalité, temps moyen pour un rappeur américain qui se respecte : entre 1H15 et 1H30...
- prix de la place : même prix : environ 45 euros. Egalité.
Si on compte les points de chacun, Kanye : 4 et 50 Cent : 5!!
Hier soir à Paris, 50 Cent a marqué un point face à son adversaire et nous donne donc une égalité sur la globalité du match! 
Maintenant j'ouvre un autre débat, vaut-il mieux être le plus gros vendeur de disques et ne pas être sympa ou l'inverse?? A vous de voir!!


Actu discographique : 
50 Cent : "Curtis" (Shady Records/Aftermath Records/Interscope Records)
Kanye West : "Graduation" (Roc-A-Fella Records/LLC)
Pour tout savoir sur les deux et suivre le match : 
M. West : www.rocafella.com (il n'a pas de site officiel...) 
M. Cent : www.50cent.com

dimanche 25 novembre 2007

C'est l'occasion d'en parler... de Michel Berger


Mercredi, France Gall et France 2 ont rendu hommage à Michel Berger. En effet, Michel Jean Hamburger de son vrai nom est parti il y a 15 ans... L'idée de cette chronique aujourd'hui est non seulement de parler de cette émission mais surtout de Michel Berger car comme beaucoup d'entre nous j'ai grandi avec ce compositeur de talent.
Pour moi Michel Berger est le compositeur qui a amené du rythme et tellement d'âme à la variété française. Ces compositions groovent terriblement, les arrangements sont excellents, les textes sont sensés et profonds. Ces ballades sont sincères et mélodiques. Il a offert de nombreux tubes à de nombreux artistes : France Gall, Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Véronique Sanson et d'autres. 1978, sort Starmania, la comédie musicale avant-gardiste dont l'hymne le "Blues du Businessman" révéla Daniel Balavoine et "Ziggy" repris plus tard par Céline Dion alors inconnue. Entre la fin des 70's et les 90', la liste des tubes est longue : "Diego", "Message personnel", "Il jouait du piano debout", "Ella", "La groupie du pianiste", "Si maman si", "Evidemment"... Tant de morceaux qui restent inoubliables. 
Je n'ai pas pu regarder l'émission mercredi, l'ai enregistrée et l'ai regardée aujourd'hui, dimanche parfait pour un après-midi d'automne... Les titres défilent et je me rends compte que la musique de Michel Berger n'a pas pris une ride : les compositions ne sont pas obsolètes et l'émotion est intacte à l'écoute de ses paroles.
France Gall est au centre du programme et va de chanson en chanson, d'artiste en artiste en s'arrêtant de temps en temps afin de visionner des mini-reportages sur son mari. C'est divertissant, original, ressemble plus à un film qu'à une émission de variété comme on a l'habitude de voir. Cela vient peut-être du fait que l'équipe de tournage est issue du cinéma et non de la télé. De nombreux artistes aussi bien d'hier que d'aujourd'hui sont présents : Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Louis Chedid, Laurent Voulzy, Alain Chamfort, Michel Jonasz, Christophe, Céline Dion, Roch Voisine, David Hallyday, Calogéro, Vanessa Paradis et M (inséparables), Christophe Maé, Tété, Amel Bent, Leslie, Diam's, Christophe Willem... Les chansons sont pour certaines réarrangées et les différents artistes se les réapproprient. La nouvelle génération s'adapte aux morceaux sans problème tout en amenant chacun sa "patte", encore une preuve de l'intemporalité du compositeur.
J'ai juste un regret, et cela à cause de mon goût pour la performance live : un hommage à cet amoureux de la musique méritait que tous les artistes se produisent en live, chose encore trop rare à la TV... Sauf dans l'émission qui a le quasi monopole du genre sur nos grandes chaînes nationales, je parle bien entendu de Taratata qui accueillera Johnny Hallyday pour une émission spéciale mercredi 5 décembre à 20H50 sur France 2 bien sûr!! 

Infos : 
Il y a peut-être une rediffusion, surveillez!
Pour ceux qui aiment Michel Berger, un best of comprenant 40 titres est disponible depuis le 6/11 : "Chanter pour ceux"

vendredi 23 novembre 2007

American Gangster : LE film du moment


Bon en gros si c'est pas déjà fait prenez 2H37 et courrez voir American Gangster. Sans entrer dans des détails de critique cinématographique que je ne suis pas, c'est effectivement LE film de cette fin d'année. Les raisons sont multiples.
1- L'histoire : il retrace la vie de Frank Lucas (Denzel Washington), qui fut pendant des années dans l'ombre du parrain de la drogue Bumpy Johnson, au moment où il reprend les rennes du trafic à Harlem dans les 70's. Il construit un pont aérien à l'aide de complices basés au Vietnam afin d'importer des centaines de kilos de cocaïne pure qu'il revend très peu cher dans les rues de New York. Afin d'être le plus discret possible, il prend ses frères comme associés et réussi à mener son business discrètement jusqu'au jour où l'inspecteur Roberts (Russell Crowe) commence à s'intéresser à lui... Les 2 acteurs principaux sont incroyables, Denzel Washington est un trafiquant impartial mais charitable envers ses pairs d'Harlem tel Robin des Bois et Russell Crowe est un flic paumé et discrédité par sa hiérarchie mais obstiné à faire tomber ceux qui tuent tant de gens. Ridley Scott nous propose cependant 2 personnages très proches par la dignité qui les anime.
2- L'ambiance : Harlem des 70's, un mélange entre les "Affranchis" et "Jackie Brown".
3- Les guests : Common (frère de Frank Lucas), TI (neveu de Frank Lucas), Cuba Gooding Jr (Nicky le "pimp")
4- La BO!!!! : excellente. Ceux qui ont aimé celle de "Jackie Brown" se procureront cette BO sans faute. Justement le fameux "Across 110th Street" de Bobby Womack, véritable hymne du film de Tarantino nous réjouit à nouveau. Donc du bon vieux : Sam & Dave, John Lee Hooker, The Staple Singers (à l'origine du sample du fameux "Lest's Talk About Sex" de Salt'N'Pepa) pour ne citer qu'eux... Et du nouveau pour Anthony Hamilton. Ahh Anthony, je pourrais vous en parler très longtemps tellement j'adore cet ex choriste de D'Angelo. Il nous offre 2 morceaux réussis inspirés de vieille Soul de l'époque à laquelle se déroule le film. Mention spéciale pour "Do You Feel Me?" titre sur lequel il apparaît dans le film, juste magnifique!! En ce qui concerne l'artiste, on l'attend toujours pour un concert parisien, qui aura l'audace de le faire venir??? Pour patienter, 2 opus de lui à côté desquels vous ne devez absolument pas passer : "Comin From Where I'm From" et "Ain't Nobody Worryin". Plus un album de morceaux enregistrés il y a longtemps (qui est un peu moins bon) : "Southern Comfort". Coup de coeur pour son CD/DVD live "Anthony Hamilton Live" qui nous permet de prendre le talent et la profondeur de cet artiste trop peu mis en avant à mon goût.
Tout est donc réuni autour d'un bon film et des acteurs qui je l'espère seront récompensés aux Oscars...
A l'heure où je termine cette chronique, il y a la Star Ac' à la TV... Craig David a grossi... rien ne va plus!

A regarder pour en savoir plus :
www.americangansterlefilm.fr
La BO est dispo depuis le 6/11 chez Def Jam.
Et bien sûr : www.anthonyhamilton.com
Un lien : http://youtube.com/watch?v=7ErJKRd7hfQ



Clin d'oeil à Ayo!


Pour cette seconde chronique sur mon blog je tenais à vous parler d'Ayo. Il est impossible que vous soyiez passé à côté de cette gipsy-germano-nigériane toute cette année pour la simple et bonne raison qu'elle était partout et que "Down On My Knees", 1er extrait de son album "Joyful" sorti en 2006, n'a pas arrêté de tourner en boucle sur toutes les radios du territoire. De plus, je me trompe peut-être mais il me semble qu'Ayo et Abd Al Malik sont parmi les artistes qui ont eu le plus gros taux d'occupation des scènes de France et de Navarre pour 2007. Non seulement par leurs tournées respectives mais par les nombreux festivals auxquels ils ont pu participer.
Monter sur scène Ayo l'a fait bien avant la sortie de son album. La première fois que je l'ai vue, c'était en mars 2004 au Club Med World lors d'un concert où plusieurs artistes tels que China, Disiz La Peste, Humphrey et bien d'autres étaient présents. Et je sais qu'elle avait déjà écumé les salles de concerts et arpenté Paris guitare dans le dos. Elle a interprété "Down On My Knees" et tout le monde adhéra en 2s. Ayo est jolie, timide, souriante, sa chanson est simple, le refrain est efficace. A ce moment précis je pense à Lauryn Hill et à son MTV Unplugged guitare/voix critiquable mais touchant. Ayo n'est pas une "chanteuse à voix", n'est pas la guitariste de l'année mais elle nous touche et je me demande ce soir-là pourquoi une fille comme ça n'est pas "signée", comme on dit basiquement. Je me refais le raisonnement : je n'ai pas connaissance d'un album, je ne l'entend pas à la radio (quoique malheureusement ou heureusement tous les artistes qui sortent un album ne passent pas à la radio), donc aucun label ou aucune maison de disque ne l'a encore repérée... Qu'est-ce qu'ils font?? Je suis repartie enchantée en fredonnant son refrain.
Ensuite je sais qu'elle a continué à faire beaucoup de scènes sur Paris notamment avec les Rimshot groupe dont Michael Desir, son talentueux batteur, est issu.
Ensuite, je n'ai ni les détails ni la chronologie de sa signature chez Universal mais elle raconte que tout s'est fait très vite et que l'album a été enregistré en 5 jours à New York. Plus tard fin 2006, je regarde Taratata sans avoir fait attention à la programmation du soir et entend ce refrain!! Je bloque sur la TV et sourit : ça y est, c'est parti!! Je suis contente pour elle car elle le mérite. Je ne sais pas si l'émission de Nagui l'a révélée mais elle l'a poussée c'est sûr.
Du coup, je me procure l'album, l'écoute, ne suis pas bluffée mais l'adore... Pourquoi? Parce que c'est bien produit, il y a de belles mélodies et c'est tout simplement beau.
Par la suite, je la vois au Réservoir en première partie d'Axelle Red dans le cadre du Réservoir Bleu (France Bleu Ile de France) où elle l'emporte à l'applaudimètre face à cette dernière pourtant accompagnée par les musiciens de la mythique Stax... Je la revois encore à l'enregistrement du "Pont des Artistes" d'Isabelle Dhordain sur France Inter, cette fois-ci avec ses musiciens. Elle progresse et est de plus en plus à l'aise.
Je lâche un peu et ne vais pas la voir au Nouveau Casino ou à l'Olympia.
Au hasard d'une ballade sur le Net, je vois qu'Ayo est en concert 4 soirs au Cabaret Sauvage et ce pour un "jam". Ah là c'est intéressant, par curiosité j'y vais.
Je ne vais pas détailler le concert car il a duré 3H, il y a eu pas mal d'invités (Sly, Sir Samuel, Patrice et d'autres) et c'était vraiment un "jam" avec ce que ça implique comme dérives : longueurs, redondances et capharnaüm!! Mais elle a tout donné, généreuse après je ne sais combien de concerts. Envolée la timidité, elle est rayonnante, éclate de rire et va dans la fosse danser avec le public. Elle s'est amusée et nous aussi : bouquet final de sa tournée française!!
Mais Ayo ne s'arrête pas là. Son live à l'Olympia est sorti cette semaine. Il est bon.
"Joyful" est désormais disponible outre-atlantique depuis le 20/11. Et Ayo est actuellement... en tournée au pays de l'Oncle Sam!!! Mais où cette jeune maman trouve-t-elle son endurance??
C'est le genre de parcours dont tout artiste rêve, Ayo le vit.

Pour des infos sur Ayo :
www.ayomusic.artistes.universalmusic.fr
Je n'en ai pas parlé plus tôt mais Ayo est accompagnée par Pascal Danaë à la guitare. Il a sorti un bel album et est actuellement en tournée, surveillez!! :
Album : "London-Paris" (chez Yapuka)
www.pascaldanae.com




jeudi 22 novembre 2007

Raul Midon au Centre Culturel Paul Bailliart à Massy


Après l'Olympia samedi dernier et un concert que j'ai manqué l'année dernière, le plus new yorkais des Mexicains était hier soir à Massy. Pour commencer, petit tour d'horizon du Centre Culturel Paul Bailliart de Massy : "champignon culturel" dans ce que certains appelleraient un quartier populaire, la salle est chaleureuse, petite, intime et l'accueil y est chaleureux, il y a même une personne qui fait des crêpes pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de grignoter avant... La programmation y est varié et intéressante (Hocus Pocus samedi 24 novembre et c'est complet!!) et c'est pas loin de Paris et moins cher... J'ai été surprise, on est loin de ces ambiances de concerts ou il y a du brouhaha et de la fumée à tout va (quoique de moins en moins...) : nous sommes confortablement assis, prêts à recevoir Raul Midon et ses frasques "guitaresques" dans un cadre digne d'un concert privé!!
Le concert est annoncé à 21H, à l'heure H quelqu'un s'empare du micro afin de nous annoncer que l'artiste souhaite nous présenter une première partie de 30 min. Tous le monde se zieute avec des regards qui peuvent laisser deviner ces questions :  "Qui on va encore se taper??" (c'est vraiment dur d'être en première partie) ou "Il est déjà tard, à quelle heure on va rentrer alors qu'on galère tous depuis une semaine? . Bref, une assistance qui attend d'être conquise comme à chaque première partie de concert ou presque. 
Morley, arrive sur scène, elle-même guitare à la main accompagné d'un autre guitariste. Provenant aussi de New York, Morley nous donne des morceaux soul, folk et R&B avec des textes profonds, une très belle voix et une grande simplicité. Elle enchaîne les titres en nous expliquant l'histoire de chacun et nous fait participer. Une phrase, répétée très souvent par son professeur de chant aujourd'hui décédée, résume l'axe pris par la chanteuse dans son travail vocal : "Your voice is the soundwave of your soul". Belle phrase, belle âme.
Raul Midon arrive seul sur scène à 22H, il est ovationné : on ne vient pas voir Raul Midon  au centre culturel Paul Bailliart de Massy en pleine grève des transports parce qu'on passait parlà  hasard et que l'on a vu de la lumière... Il commence par "Pick Somebody Up" extrait de son nouvel album "A World Within A World" (Manhattan Record sorti le 25 septembre dernier) morceau qui nous montre bien sa capacité à non seulement jouer de la guitare mais taper ses batteries, chanter, jouer de la trompette et cela avec deux mains et une bouche... Difficile de décrire tellement ses gestes sont rapides et techniques. C'est en tous cas visuellement impressionnant et musicalement divin. Vocalement très en place, il est un digne descendant de Stevie Wonder et nous fait partager avec ferveur les différents thèmes abordés à travers ses textes. En fermant les yeux on pourrait croire qu'ils sont au moins 4 sur scène mais non il est seul et ce pendant plus d'une heure et quart. Il alterne les titres du 1er ("State Of Mind" sorti en 2005) et du 2nd album en piochant parmi les 3 guitares qui "l'accompagnent".
Il nous offre une superbe reprise de "Someday We'll All Be Free" de Donny Hathaway, hymne à la liberté aussi repris par Alicia Keys il y a quelques années. Le public ne peut s'empêcher de l'accompagner sur "Sunshine", tube qui l'a révélé. 
A la fin du concert, il revient en rappel avec "Expressions Of Love" afin de terminer en beauté.
Au moment où je relis cette chronique, je me dis qu'il est difficile de raconter ce concert tel que je l'ai ressenti tant ce que dégage Raul Midon me semble indescriptible et mérite d'être vu.
J'espère en tous cas vous avoir donné envie de l'écouter d'urgence et d'aller le voir dès que vous en aurez l'occasion!!
Quelques références relatives au concert : 
Pour découvrir ou suivre : 
www.raulmidon.com
Le prochain album de Morley sort début janvier en France, elle sera à la Maroquinerie fin janvier, si vous aimez, surveillez!!
www.morleymusic.com
A propos du centre culturel Paul Bailliart : 
www.paul-bailliart.com